Gwenvidik.com


Cordelette


Carnet de voyage de Gwenvidik






La Casamance : Ziguinchor

du 19 au 22 décembre


Arrivée à Ziguinchor, en arrière plan un chantier naval, on distingue une grande pirogue en construction avec un grand nombre de rangées de bancs, peut-être servira-t-elle à un passeur pour emmener sa cargaison d'emmigrés clandestins vers les Canaries... 


  

Le bateau est mouillé devant le bel hotel de Ziguinchor, piscine et connection wifi en libre accès. A partir du mouillage je parviens à connecter l'ordinateur sur internet... Je n'en reviens toujours pas.... quelle aventure nous vivons ! Je croyais naïvement que nous partions naviguer loin du confort moderne...
Notez qu'il a fallu attendre de se retrouver vraiment en Afrique pour en arriver là !




Cherchez l'ereur (sic)


   

L'activité est intense sur la rivière, de nombreuses pirogues partent d'ici pour ravitailler tous les villages de Casamance qui bien souvent ne sont pas reliés au réseau routier. 

        

Nous allons voir une pirogue de pêche en haute mer, le patron, entre deux ploufs dans l'eau pas très limpide du port, nous décrit son outil de travail. 

L' équipage de douze hommes part 5 à 6 jours en pleine mer, fait la cuisine sur un feu de bois à bord, et dort sous des tentes sommaires, dans le fond de la pirogue, à côté du poisson (qui est conservé dans deux gros frigos débarqués dès l' arrivée au port) .

Christine arpente le grand marché de Boukott,un peu excentré, donc sans toubabs et surement plus typique: ici on trouve presque tout, le seul hic c'est qu'il faut avoir du temps pour marchander si on ne veut pas tout payer  trois fois le prix....

Ici on vend les légumes au tas, dont la taille varie en fonction des saisons mais le prix reste fixe ( en ce moment, le tas d'oranges, cinq fruits, vaut 100 Fcfa), mais dans les marchés plus exposés aux toubabs que nous sommes, on utilise des balances !

  

Nous allons voir le chantier naval de pirogues, c'est impressionnant de voir se construire ces maxi pirogues de plus de 20m. La construction se fait autour d'une quille en bois plein , véritable colonne vertebrale de la pirogue, le bordé est monté directement sans couples. Tout cela  tient grâce à des barres de fer (du "vulgaire" rond à béton) qui malheureusement ne sont pas protégées de la corrosion. Ce sont ces liaisons qui cassent en premier et limitent la durée de vie de la construction. Une pirogue dure une dizaine d'année. Bien souvent la quille d'une pirogue en fin de vie est réutilisée pour la construction d'une nouvelle unité.

 

    


 C'est ici à Ziguinchor que nous livrons notre cargaison de matériel scolaire "Voiles sans Frontières". Il est destiné à une garderie située dans la banlieue de Ziguinchor. A notre passage les enfants se lancent dans une vibrante récitation de l'alphabet, c'est impeccable jusqu'au "v" , ensuite on les aide à terminer en beauté.

   
 

La pile de colis  "Voiles sans Frontières" (on n'en a transporté que 17) attend la responsable de l'association seule habilitée à distribuer ce précieux matériel.

Retour en haut de page

Carnet suivant

Cordelette

Retour vers index 

 

Quelques liens

E-Mail