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Casamance : Affiniam
du 22 au 23 décembre

 


Nous quittons donc Ziguinchor pour Affiniam petit village situé à 3 heures de pirogue de la capitale de la Casamance. Nous croisons en chemin plein de pirogues ancrées en plein chenal, elle servent en fait la nuit  pour la pêche à la crevette avec un système de nasse qui capturent les crevettes entraînées par le courant, elles sont tendues par les grandes perches et relevées avant la renverse....et les crevettes sont très grosses et délicieuses !




Ici encore nous sommes impressionnés par la gentillesse des gens. A peine arrivés nous demandons notre chemin vers le centre du village et Jean Louis qui passait par là nous conduit vers un jeune et lui demande de nous faire visiter Affiniam. En nous quittant Jean-Louis nous demande de passer chez lui sur le chemin du retour...


   
   

Nous passons par la mission, une sorte de ferme expérimentale, où nous sommes accueillis par le père Paul - Ignace ( et par un singe orphelin très malicieux qui se jette sur nous au grand bonheur des enfants ! ) La mission a été batie par les premiers prêtres qui sont arrivés ici. Par eux, les gens du village ont donc appris ici de nouvelles cultures qu'ils ont mis en pratique chez eux. Le village est ainsi couvert de pamplemoussiers, citronniers, orangers...


 
La plus grande épicerie du village !


 
Sur le chemin du retour, Boubakar (à Gauche)  nous conduit chez Jean Louis (à droite) et Célestine.
Celestine transforme les citrons récoltés autour de sa maison: on les coupe en deux ensuite on les écrase avec une sorte de pilon pour en extraire le jus qui sera revendu à Ziguinchor quand la saison des citrons sera passée.

 



Nous quittons Jean Louis et Célestine chargés de fruits de leur jardin, la bassine déborde de fruits et les sacs à dos sont pleins car Boubakar n'a pas voulu être en reste, il a donc ajouté quelques pamplemousses .... Nous sommes impressionnés!
La réserve de fruits tiendra presque trois semaines.






Trois heures et quelques kilos de fruits plus tard, accablés par la chaleur, sur le chemin du retour avec Boubakar...


 


Le soir nous assistons au retour des enfants qui reviennent de pension, c'est la cohue des heures de pointe . Incroyable le nombre de personnes que l'on peut mettre dans une seule pirogue! Il faut dire que demain, c'est Noël !




Nous repartons le soir même vers Niomoune où nous voulons arriver à l'heure pour la messe du quatrième dimanche de l'avent . Nous utilisons la trace GPS de l'aller pour nous guider dans les méandres des bolons. Un enfant éclaire à l'avant pour nous faire éviter les pirogues de pêche à la crevette mouillées dans le chenal, un autre recentre la carte qui se déroule sur l'ordinateur sorti devant le barreur (posé sur la caisse à chaussures...).... et le barreur essaie de suivre la trace de l'aller sachant que l'on passe parfois à 10 m  de la rive. C'est mieux qu'un jeu vidéo ! Le temps passe vite, nous mouillons vers minuit car le courant est devenu contraire (ils sont forts ici , environ 2 kts). 

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Cordelette

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