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Dernière escale à Gorée puis la transat
 du 9 au 24 février 2007
Lien vers la carte de la transat


   
Départ de Dakar, nous avons une dernière visite des frêres de St Jean  (Jean et Cléophas) que nous avions rencontrés à Poponguine.  Nous appareillons  le lendemain pour Gorée.

   

Petite escale à Gorée, les enfants essayent de me voler mon flan au chocolat, dur de défendre sa part ...
Nous voulons acheter ici un jumbee (encore!), le précédent a été confié à des marins (merci à l'équipage de  l'avion de patrouille maritime) rentrant en métropole: destination Rodolphe qui se reconnaitra!



      

Christine capte l'atmosphère de Gorée dans son appareil, cet endroit est vraiment particulier; si différent de Dakar.

   

Dernières photos de la terre, les trois maisons ci-dessus sont d'anciennes esclaveries (lieu de regroupement et de vente d'esclaves). Nous avons visité celle de droite (sur la photo) , toujours tenue par "l'historique" Joseph N'daye qui a accueilli ici entre autres, le Pape Jean Paul II, Nelson Mandéla et quelques présidents en exercice.

Il raconte, jour après jour avec autant de conviction, Gorée et son histoire tragique: "je continuerai à parler jusqu'à ma  mort".

     

Nous voilà en mer, c'est l'anniversaire de Martin qui ne s'y attendait pas, nous lui avions dit que c'était le lendemain...
Gabriel aux prises avec la canne qu'il a acheté à Dakar, le moulinet est trop faible, nous réparons le frein, mais l'engin ne répond pas aux immenses espoirs que notre pêcheur mettait en lui! Amère déception.... 

    

Martin participe à la préparation du pain, on frôle la catastrophe...
Nous réussissons quand même à pécher, ici une jolie daurade coryphène, nous remonterons en tout 2 daurades et un thazard , maigre bilan !

Rencontre impressionnante au milieu de l'Atlantique, ce pétrolier dégage une impression de puissance incroyable. Il pulvérise les vagues sur son passage.  Il était pile en route de collision avec nous!


     

Soirée galère à bord de Gwenvidik, le pilote automatique vient de tomber en panne, du coup le bateau empanne, heureusement on n'était pas sous spi ; pour couronner le tout, la traine vient s'emméler dans le safran, Christine et Gabriel tentent en vain de la dégager, on verra demain. Pour l'instant il reste à dépanner ce PA car il reste encore 7 jours de mer et nous ne voudrions pas barrer tout le temps, le PA fait ça si bien!....
Finalement ce n'est "que" le moteur hydraulique qui ne fonctionne pas et au démontage, il apparait bien que ce sont les charbons qui sont usés. Par chance, j'avais ce consommable à bord il ne reste plus qu'à les remplacer. Il n'est pas possible de démonter la pompe du compartiment moteur sans vidanger tout l'hydraulique du système de barre...Il faut  donc  remonter le moteur hydraulique dans le compartiment moteur tout à l'arriere, ça gigote bien avec cette belle houle Atlantique, glurp! Imaginez mon soulagement lorsque je l'ai entendu recommencer à ronronner gentiment...

     

Le lendemain démellage de la traine , ça y est la galère de cette nuit est finie!
Pendant ce temps les petits ont lancé un atelier de Paymobil: ils construisent un dortoir avec des batons de glace achetés en sac (les batons , pas les glaces !!) et des chutes de tissus .
 .

 

Mardi gras, nous aurions préféré être au carnaval de Tobago, nous faisons donc le carnaval à bord : Marguerite monte en amazone façon Sissi, sa nouvelle idole !

Troisième prise de la traversé un thazard, c'est délicieux cuit en darnes comme du steak, ça ressemble au thon mais c'est moins sec.

   

Un vent de couture passe à bord, c'est la mode tout le monde s'y met, Marguerite recoud un bouton pour son père, martin rajoute une poche à son sac, Maman et Cyrille remettent des élastiques aux pantalons de Cyrille,qui a toujours ses pantalons à mi-drisse; il a du maigrir, si c'était encore possible!.
On arrive bientôt, grand dettoyage du bateau, pour le débarrasser de la poussière noire acccumulée à Dakar.
 

    

Terre! Terre à tribord, on ne la voit pas sur la photo, mais elle est là!

Nous aurons fait cette traversée de 2549 nautiques en 15 jours et 5 heures à une vitesse moyenne proche de 7 noeuds (voir la carte).  Les vents d'alizés Est ont été assez réguliers, nous avons navigué tribord amure presque tout le temps puis avons empané, arrivés à la latitude de la Martinique pour atteindre Tridinad. Nous avons passé pas mal de temps sous spi, le PA après un petit reparamétrage de son gain a donné entière satisfaction, il tenait le cata sous spi malgré un petite houle courte de l'arrière qui nous a suivis presque tout le temps. Dailleurs c'est lui qui a remporté le reccord de vitesse de cette transat avec 12,4 noeuds: c'est un peu vexant! 

Nous finissons cette transat pas trop fatigués, les 4 grands ont pris leur part de travail en assurant avec nous les quarts de nuit. On avait parfois du mal à les sortir de leurs banettes mais il étaient toujours là , fidèles au poste: chapeau les enfants! 

   

Après une escale administrative à Scarborough, nous voilà à Bucco Reef,en route vers le lagon "Bon Accord". Pas facile à atteindre car la passe qui devrait être balisée ne l'est pas, on avance donc avec deux enfants dans les barres de flêches qui nous indiquent ce qui pourrait être un chenal.

A l'arrivée: plouf ! Vive les Antilles!

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Cordelette

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