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Cordelette

Carnet de voyage de Gwenvidik

La Traversée retour
Première étape: des BVI aux Açores
du 31 mai au 15 juin 2007



Nous sommes donc à Road Town, ce matin nous avons laissé les enfants à bord pour aller passer des coups de fil importants: inscription des enfants pour l'année prochaine entre autres. Ca nous prend toute la matinée, lorsque nous revenons, le bateau est paré, rangé, nettoyé le repas est prêt : quel équipage nous avons! Bravo les enfants!




Road Harbour est une des bases de location de la société Moorings: il y a ici plus  de 200 voiliers aux couleur de cette entreprise....

     

Petite photo souvenir devant un paquebot de croisière, et dernière escale, notre dernière plage avant le grand saut.




Nous regardons s'éloigner les BVI, les Caraîbes, cap vers le nord dans un premier temps  pour aller chercher les vents portants qui nous apporterons aussi le froid....



Nous commençons par trois jours de temps orageux. Impressionnant ! Surtout la nuit lorsque l'on voit l'orage approcher au radar. Impossible de lui échapper il est trop gros, se déplace trop vite... il reste à attendre que ça passe!



Les manoeuvres s'enchainent, Il fait encore chaud, on est donc en ciré, pieds nus.
Christine part à l'avant ferler le spi.

Nous sommes routé pendant cette traversée par Daniel, grace à ses indications nous pouvons "couper le fromage". En effet la zone de calmes habituelle qui devrait nous obliger à monter loin au nord, avant de prendre le cap des Açores, n'est pas là . Elle est remplacée par du bon vent de sud est. Daniel nous indique que ça ne faiblira pas pendant les 5 jours à venir, on peut  donc y aller, sans risques de se faire pieger! Deux jours de gagnés!  Voir la carte de la traversée

En plus des indications de Daniel, nous recevons à bord grâce à des "commandes" faites par le système de mail par BLU,  les fichiers de vent des zones que nous traversons. Ces informations sont très utiles pendant cette traversée pour profiter au mieux des bascules de vent.



Voici un fichier de vent, il est lu par le logiciel de navigation, et donc reporté sur la cartographie, on a ainsi les vent à 12h, 24h, 36h ...  Il n'y a plus qu'à faire le choix de la meilleure route en fonction de l'évolution de la météo. La généralisation des cartographies numériques liées à l'emploi du GPS a considérablement facilité la gestion la nav de ces  grandes traversées.


     
Petit moment de rêverie pour Louis .
En revanche ce matin , le programme est à la couture sur la Grand voile; avec un peu de coordination nous avons été assez performants :deux heures de travaux manuels !!..


       

Louis met  au point un système inédit de découpe des oignons:masque de plongée pour ne pas avoir la larme à l'oeil, aussitôt plebiscité par Martin.
Première belle pêche (et presque dernière) de cette étape un superbe tazard d'un 1m10 de long, ça tombe bien on n'avait plus de viande fraiche (il semble que Gabriel, les bras tachés par le sang du poisson, pleure de joie...).  




La navigation se poursuit, nous rencontrons de très bonnes conditions, vent portants, ça durera toute la traversée avec des vents max ne dépassant pas 35 kts. Le spi est souvent de sortie!


 

Petits loisirs à bord; Marguerite s'initie à la flùte, martin fait son carnet de voyage en images ...


       
     
Marguerite rédige le sien....et Martin travaille avec Christine pur être un jour capable d'en faire autant...




   

Marie-Charlotte va bientôt quitter son quart (fini les  navigations en maillot de bain!!)  Christine travaille encore et toujours avec Martin :
comme il fait froid, nous partageons la même capuche et cela rend les histoires de Caroline plus faciles!




Les grands ont besoin de se défouler, ils ont construit des épées avec de vielles revues, le combat devient un rituel du soir, après la séance de cinéma !...





Rencontre inespérée: nous ne connaissions qu'un voilier qui faisait le trajet vers les Açores en même temps que nous ...et nous tombons sur lui en pleine mer! Sans s'être donné un quelconque rendez-vous !
Franck est parti depuis 18 jours, il navigue en solitaire sur son monocoque de 8m en alu. Nous nous retrouverons à Flores, notre première escale aux Açores.
Dans la rubrique "rencontes insolites en mer", nous avons surpris un cachalot pendant sa sieste, heuseusement que nous l'avons vu, car nous faisions route droit sur lui!
Autre rencontre, pendant une des dernières nuit de la traversée, Marie-Charlotte voit un écho sur le radar mais  pas de feux de position...en s'approchant,cela se révèle être une grosse bouée sifflante de balisage à la dérive... Oups!





Enfin!

Après 15 jours de mer "tèr à babô", le cri s'élève de la vigie qui guettait en tête de mat depuis des jours... Le spectre du scorbut s'éloigne, l'équipage hagard reprend peu à peu vie...


Nous sommes cueillis à l'arrivée par  un "effet de pointe" au sud de l'ile: quelques rafales à 40 noeuds, heureusement nous avions anticipé, grand voile à deux ris et génois roulé nous filons à 11,7 kts sur mer plate dans les rafales!
Le calme des eaux du port nous comble, nous avions perdu l'habitude d'un bateau presque  immobile!




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